Apprendre la pièce
Niveau B

  • Description
  • L’attention à la posture
  • Choisir un bout
  • Noter les pulsations
  • Écrire les doigtés
  • Jouer et chanter la m.d.
  • Jouer la m.d. et compter (à voix haute)
  • Jouer et chanter la m.g.
  • Jouer la m.g. et compter (à voix haute)
  • Mains ensemble en comptant (à voix haute)
  • Mains ensemble en chantant la m.g.
  • La m.g. en chantant la m.d.
  • La m.d. en chantant m.g.
  • Mains ensemble en comptant les mesures
  • Travailler sur le couvercle du piano, ou sur une table
  • Les nuances?
  • Les tempi?
  • Description

    Cette suite de cartes attire votre attention sur les étapes incontournables qui vont vous aider à apprendre votre nouvelle pièce. Il est conseillé de lire la description de la carte avant de faire l’exercice demandé. Gardez la carte que vous êtes en train de réaliser sous les yeux, cela vous permettra de garder votre attention sur l'énoncé de l'exercice. Posez votre smartphone sur le pupitre et passez à la carte suivante une fois que vous estimez avoir terminé l’étape précédente. Bon travail ! :)
  • L’attention à la posture

    Avant de débuter la séance, il convient de s'installer à l’instrument de sorte à ce que la posture soit confortable et optimale pour le jeu pianistique.

    Voici quelques conseils:
    • Le tabouret doit être assez ferme
    • Ne vous asseyez ni sur un fauteuil, ni sur un canapé
    • Réglez la hauteur du tabouret et la distance du tabouret au piano, ni trop près, ni trop loin, de sorte à ce que les coudes soient ouverts à 100°-120° (14h55)
    • Le coude doit être "au niveau du haut des touches blanches.” (Chopin)
    • Asseyez-vous au bord du tabouret
    • Les pieds doivent impérativement toucher le sol. Si les pieds ne peuvent pas toucher le sol, utilisez un support qui compenserait l’espace manquant (une caisse en bois par exemple)
    • La connexion avec le sol est primordiale. Vous devez pouvoir vous mettre debout à tout moment, de façon à construire et maintenir une posture tonique.
  • Choisir un bout

    Au début, il est difficile de maintenir sa concentration pendant l'entièreté du nouveau morceau. Choisissez une section sur laquelle vous allez travailler (une mesure, 2 mesures ou 4 mesures). Arrêtez-vous à la 1ère note de la section suivante. Ne dépassez pas la section que vous avez décidé de travailler.
  • Noter les pulsations

    La pulsation est une sorte de signal universel qui nous permet de nous repérer quand on écoute de la musique. Elle nous permet d’organiser le morceau d’un point de vue rythmique. La pulsation implique le corps entier et permet d’organiser l’ensemble du discours musical. Dans un premier temps, placez les barres de pulsation de sorte à ce qu’elles traversent les deux portées. L’espace entre deux barres doit correspondre à un temps. Le temps qui s'écoule entre les barres de la pulsation est toujours le même. Le placement de ces barres, puis l’assimilation de la pulsation dans votre jeu, vont permettre à vos auditeurs de mieux comprendre la musique que vous jouez.
  • Écrire les doigtés

    Afin de pouvoir se repérer sur les touches et retenir les positions de la main sur le clavier, il est très utile d’écrire les doigtés sur la partition. Ce travail est une véritable recherche de confort pianistique. Il est important de se poser des questions, d’hésiter entre plusieurs doigtés avant de décider. Au début, il est conseillé d’écrire les doigtés sur chaque note. Au fil du temps, ces doigtés peuvent évoluer, ce qui vous amènera à en rectifier certains. Essayez d’abord les doigtés déjà présents sur la partition. S’ils ne vous conviennent pas, vous pouvez alors les barrer et écrire les vôtres.
  • Jouer et chanter la m.d.

    Chantez la partie de la main droite avec le noms des notes tout en jouant. Chantez-la plusieurs fois de suite, en prenant soin de chanter aussi les liaisons, les notes staccato, comme si vous chantiez une chanson. Cela vous aidera à progressivement mémoriser la mélodie comme un récit.
  • Jouer la m.d. et compter (à voix haute)

    En vous basant sur les pulsations que vous avez notées, jouez la main droite et comptez les temps à voix haute. Essayez plusieurs façons de compter:
    • en comptant de façon très distanciée, en prononçant “1”, “2”, “3”, “4”, sèchement et sans émotion, et en essayant de garder la pulsation régulière, sans ralentir ni accélérer.
    • Puis essayer de compter avec des nuances. Plus ou moins fort ou plus ou moins doux, selon ce que vous êtes en train de jouer.
    • Exercice complémentaire A: tapez la pulsation à la main gauche et comptez tout en jouant la main droite.
    • Exercice complémentaire B: marchez au rythme des temps en chantant. Cela vous aidera à incorporer la pulsation et le rythme, en trouvant un balancement qui vous paraisse naturel.
  • Jouer et chanter la m.g.

    Chantez la partie de la main gauche avec le nom des notes tout en jouant. Cela vous aidera à mémoriser les fondations qui accompagnent la mélodie que vous avez déjà apprise. La main gauche est elle-même une grande mélodie qui est souvent plus difficile à entendre et à chanter que celle de la main droite, mais qu’il est fondamental de savoir bien chanter et de mémoriser pour qu’elle puisse soutenir la main droite.
  • Jouer la m.g. et compter (à voix haute)

    En vous aidant des pulsations que vous avez notées, jouez la main gauche en comptant les temps à voix haute. Progressivement, en répétant phrase par phrase, détachez-vous de la partition et des pulsations notées, et commencez à sentir le “balancement” de la pulsation à deux, trois, ou quatre temps.
    Exercice complémentaire A: tapez la pulsation à la main droite et comptez tout en jouant la main gauche.
    Exercice complémentaire B: marchez au rythme des temps en chantant. Cela vous aidera à incorporer la pulsation et le rythme, en trouvant un balancement qui vous paraisse naturel.
  • Mains ensemble en comptant (à voix haute)

    Afin de vous assurer que vos mains jouent bien ensemble, jouez-les en comptant à voix haute et en vous basant sur les pulsations que vous avez notées. Faites cet exercice régulièrement. Progressivement, détachez-vous de la partition. Au début, vous jouerez plus lentement lorsque vous compterez en même temps. Puis, vous allez être plus à l’aise jusqu’à incorporer la pulsation et les carrures. N’oubliez pas qu’il est conseillé de faire cette étape jusqu’à ce que vous soyez capable de compter et de jouer simultanément au tempo final que vous aurez choisi.
  • Mains ensemble en chantant la m.g.

    Maintenant, vous allez consolider les fondations de votre morceau en faisant comme si l’accompagnement devenait l'élément le plus important. Jouez les mains ensemble et chantez la partie de la main gauche. C’est un peu difficile au début... Courage, vous allez y arriver! :)
  • La m.g. en chantant la m.d.

    Une fois que la main droite est apprise en chantant, jouez la main gauche seule en chantant la main droite. Si la main droite correspond à la mélodie dans votre morceau, vous aurez l’impression de vous accompagner en chantant, ce qui est une sensation très agréable ! Vous pourrez alors varier les nuances de votre main gauche et l’affiner en fonction de ce que vous chantez. Cet exercice fait travailler la coordination et l’écoute de deux voix en même temps. Avant d’en prendre l’habitude, il peut parfois paraître un peu difficile. Accrochez-vous, vous en récolterez de grands bénéfices et une fluidité très gratifiante! :)
  • La m.d. en chantant m.g.

    Après vous être entraîné(e) à la main gauche seule en chantant la main droite ainsi qu’à chanter la main gauche, inversez la tendance: jouez la main droite seule en chantant la main gauche. S’il y a des doubles notes, choisissez un “trajet”: soit la voix supérieure de la main gauche, soit la voix inférieure, puis inversez. Travaillez phrase par phrase, pour intégrer le rythme de la ligne de basse et sentir sa cohérence à l’intérieur de la phrase. Faites de la basse une véritable mélodie qui dialogue et accompagne celle de la main droite.
  • Mains ensemble en comptant les mesures

    Afin d'élaborer le sentiment d’unité de chaque phrase ou carrure, il est important de jouer les mains ensemble en comptant à haute voix le numéro de chaque mesure. Dans un premier temps, vous pouvez compter les mesures à l’intérieur de chaque carrure, puis repartir à “1” à la première mesure de la carrure suivante.
    Ainsi, par exemple, pour une carrure de quatre mesures, vous compterez 1, 2, 3, 4 sur le premier temps de chacune des quatre mesures.
    “1” pour la 1ère mesure,
    “2” pour la deuxième,
    “3” pour la troisième,
    “4” pour la quatrième,
    puis à nouveau “1” pour la cinquième.. et ainsi de suite :)
  • Travailler sur le couvercle du piano, ou sur une table

    Jouez votre morceau sur le couvercle du piano ou sur une table. Cet exercice très fructueux offre de nombreux bénéfices, s’il est réalisé avec beaucoup d’attention. Il vous permet de mémoriser vos doigtés, de prendre conscience des bouts de vos doigts et de sentir ensuite le fond du clavier. Il vous entraîne aussi à imaginer les sons et à vous projeter dans l’imagination globale de votre morceau. Vous pouvez le faire en chantant. Il est quelquefois déstabilisant: peut-être qu’au début, vous ne vous souviendrez plus de vos doigtés par exemple, et vous ne parviendrez pas à jouer. Ne soyez pas inquiet(e), c’est normal. Il s’agit d’une dissociation peu habituelle! Reprenez calmement votre partition et concentrez-vous sur une petite section, jouez-la lentement au piano, puis à nouveau sur le couvercle. Les passages les plus déstabilisants sur le couvercle sont justement ceux qui ont besoin d’être précisés avec cet exercice :)
  • Les nuances?

    Les dynamiques sont les principaux vecteurs d’expressivité dans le jeu musical. Selon que vous jouez piano (doux) ou forte (fort), vous évoquez quelque chose de très différent, comme lorsque vous criez ou parlez tout bas.
    Pour assimiler les nuances, il est important de comprendre leur enchaînement et de le mémoriser. Essayez d’inventer un scénario. Qu’est-ce qu’il arrive aux personnages de votre pièce?
  • Les tempi?

    Dès le début, vous devez avoir une idée du tempo final pour bien cerner le caractère de la pièce. Chantez la mélodie au tempo final. Écoutez différentes versions du morceau. Même si vous ne pouvez pas encore le jouer à ce tempo là, cela vous permet de savoir comment vous allez le jouer dans quelque temps et de vous projeter dans la dynamique de la pièce.
    Toutefois, pour apprendre votre morceau, vous devez choisir un tempo très lent. Cette lenteur vous permettra d’assimiler correctement tous les gestes et les idées musicales sans générer de stress. Le choix du tempo de travail est très important, car jouer trop vite, trop tôt, peut vous amener à intégrer des erreurs. Dans un tempo de travail suffisamment lent, vous ne devez pas vous reprendre, mais prendre le temps d’anticiper méthodiquement chacun de vos gestes, bien en mesure, sans avoir besoin de ralentir lors des passages difficiles.
    N'oubliez pas de repérer les changements de tempi indiqués sur la partition.
  • Félicitations! Vous avez terminé votre séance! :)
    Consultez dès maintenant les cartes qui vont vous aider de jouer de mieux en mieux:

    Apprendre la pièce
    II. Et si on allait plus loin
    III. Encore plus de synapses

    Idées
    I. Simples
    II. Plus complexes
    III. Concentrations fines
    VI. Toutes les idées

    Outils
    I. Qu’est-ce qui peut m’inspirer?
    II. Comment j’organise mon travail?
    III. Comment préserver ma motivation?

    Toutes les cartes

  • Piano Practice Companion
    Dirigé par Matvey Zheleznyakov

Lecture à vue

Empechements

  • Que faire si je me sens stressé?
  • Que faire si j’ai mal en jouant?

Théorie

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